Société de Champagne à Mort

(1840 - 1862)

Maître(s) d'équipage M. Paul Bourlon puis le baron Charles de Taisne (1840 - 1862)
TerritoiresForêt du Temple, Forêt de Clairvaux, Forêt d'Arc-en-Barrois, Forêt de la Chaume, Forêt de Beaumont
Devise(s)Champagne à Mort.
Historique

Cet équipage fut l’un des plus importants de l’Est de la France. De 1840 à 1850, il fut un vautrait et en 1850, il est partiellement dans la voie du cerf. Disposant de vastes territoires, il chassait aussi quelques loups. Une chasse au loup resta mémorable, l’animal ne fut pris qu’après cinq jours de chasse, près de la frontière suisse : on couchait où l’on pouvait et on relançait, au lever du jour, le grand loup, qui une nuit, se nourrit d’un chien égaré ; plusieurs chiens ne furent retrouvés qu’un mois après le retour à Ricey. Le baron Charles de Taisne cite aussi avec admiration dans ses carnets une comtesse belge qui au cours d’un découpler sur un louvart lança plusieurs appels forcés : le baron de Taisne rejoignit au plus vite la comtesse qui sonnait seule dans une clairière sur un cheval affolé : le loup s’était accroché à sa botte.

 

Les associés de l’équipage comportaient beaucoup de Belges, du fait de la naissance et des liens du baron de Taisne. En 1846, le président était le marquis des Réaulx et des membres : le marquis de Croix, le marquis de Meyronnet, marquis de Compiegne, prince de Croÿ, prince Alphonse de Chimay, comte Aymard de la Rochefoucauld, baron Godard d’Ancourt, baron de Lassis, marquis d’Herlincourt, comte de Lannoy, comte de Launay, comte de Saint-Didier, comte de Saint-Seine, baron du Plessis, MM. de Soulanges, de Reigel, P. de Feu de La Motte, de Gourgne, de Piépape, de Montangon, du Roy de Blicquy, de Maulde, de Tanlay, de Saint-Belin, de Boucheporn, des Arsis ; auquels s’ajoutèrent : MM. A. et Fernand de Taisne, les marquis de Torcy, comte A. Picot de Dampierre, M. B. Bourlon de Sarty.

 

Société de Champagne à Mort - Tiré de l'ouvrage Deux Siècles de Vènerie à travers la France - H. Tremblot de la Croix et B. Tollu (1988)

Tiré de l'ouvrage Deux Siècles de Vènerie à travers la France - H. Tremblot de la Croix et B. Tollu (1988)

 

La fin de l’équipage eut lieu tragiquement en 1862 : un jour où il était seul à Saint-Antoine, avec deux amis âgés de trois ans, le fils du premier piqueux Alphonse était entré dans le chenil et agaçait les chiens. Les chiens attaquèrent le gamin qui trébucha et fut mis en pièces. On parla bien sûr de chiens enragés. Le baron Charles de Taisne les fit tous tuer et ne chassa plus à courre.

Race(s) de chiens Fox Hound
Vendéen
Chenil Chenil de Saint-Antoine 10340 Les Riceys
CerfSanglierLoup