Rallie Aux Angevins

(1865 - 1903)

Maître(s) d'équipage Baron Jacques de Vezins (1865 - 1903)
TerritoiresForêt du Trait-Maulévrier, Forêt de Vezins, Divers
Devise(s)Rallie Aux Angevins.
Fanfare(s)La Loge de Raboué (composée par Jacques de Vezins)
Historique

Jacques de Vezins – qui ne doit pas être confondu Élie de Lévézou de Vezins, grand chasseur de lièvre du Midi – fut l'un des veneurs les plus réputés de l'Ouest de la France. Ses chiens étaient d'une grande polyvalence mais c'est dans la voie du chevreuil qu'ils firent merveille. 

 

Le baron de Vezins débuta au lièvre avec l'équipage de Raoul de Maichin en 1865. Il chassa régulièrement avec M. de Maichin – dont il inventa le surnom, « Le Vieux Frère » – et avec d'autres veneurs poitevins jusqu'en 1886. M. de Vezins était un homme robuste, à la fois sportif et pesant plus de 110 kilos.

 

À l'origine, l'équipage de Vezins fut composé principalement de chiens issus de la meute de M. de Béjarry père (achetés à sa mort) et de celle de M. de La Débutrie (achetés quand il eut mis bas). Les chiens étaient donc des bâtards du Haut-Poitou mais le baron de Vezins n'était pas attaché à un type précis. À ce propos, Gaston Hublot du Rivault écrivit : « Dans sa meute, quoique la majorité se composât de bâtards du Haut-Poitou de bonne origine, il y avait un peu de toutes les races. Ce grand maître se préoccupait peu de la robe, de la taille et du type mais il ne passait pas sur la tenue et la vitesse. Tous ses chiens étaient de premier train et de même pied. Il supprimait impitoyablement tête et queue, n'admettant pas de chiens de tête. »

 

En 1888, le baron de Vaux témoigna : « M. de Vezins est arrivé à avoir un équipage merveilleux. Les chiens crient bien et font une assez jolie musique, beaucoup de voix étant différentes, ce qui n'est pas à dédaigner dans les pays où chasse M. de Vezins. Ils sont généralement grands, musclés et légers, endurants, tenaces, très vites dans leurs allures et dans leur chasse. Ils sont un peu de toutes les couleurs, ce qui permet de mieux les surveiller. »

 

L'équipage de Jacques de Vezins était particulièrement performant : il ne faisait pas le bois et attaquait à la billebaude l'animal que les chiens voulaient chasser. Il n'arrêtait jamais à l'attaque, la meute ralliait sur les bons chiens et les prises furent innombrables : 60 chevreuils par saison. En 1888, il prit 58 chevreuils, 14 cerfs, 15 renards et un sanglier.

 

Propriété accueillant le chenil de l'équipage - Don de M. R. de Kervenoael à la Société de Vènerie

 

Vers 1892, la duchesse d'Uzès vint voir chasser l'équipage, elle en fut émerveillée mais ne réussi pas à l'attirer en forêt de Rambouillet comme elle en avait le désir. Le bouton à tête de brocard a été dessiné par M. de Vezins. En 1891, l'équipage coupla avec celui du Bois Montbourcher, au marquis de Charnacé ainsi qu'avec M. C. Quinefault à Vezins, La Frappinière, Becon et Valles. En 1892, l'équipage fut vendu chez Chéri, puis reconstitué avec M. Jean de Chabot. Le baron de Vezins, ruiné, démonta en 1903, puis vendit le château de Vezins dont il avait hérité.

 

Son piqueur de confiance fut Pierre Benneteau, dit Pierruche. Ce dernier, entièrement formé par le maître, sonnait beaucoup et appuyait sans cesse la meute. Le meilleur chien de Jacques de Vezins fut Montembœuf, chien blanc auquel le maître prétait l'origine Montembœuf et donc celle des chiens blancs du roi.

 

Des portraits de Jacques de Vezins ont été rédigés par plusieurs auteurs : le baron de Vaux – qui envisagea un temps de faire figurer Vezins dans son Armorial de la Vénerie avant de réduire sa séléction de veneurs et de publier le portrait dans le journal L'Événement en 1888 ; Gaston Hublot du Rivault dans ses Veneurs célèbres ; Charles Valentin des Ormeaux dans La Vénerie en Anjou parue en 1952  ; le comte des Nétumières dans le Bulletin de la Société de Vènerie en 1963 ; plus récemment, Ronan de Kervénoaël dans Vènerie n°193 (mai 2014). Ces textes, particulièrement bien renseignés, permettent de se faire une idée assez précise du parcours de veneur de Jacques de Vezins, homme complexe, cultivé, artiste, aux comportements parfois instables et déroutants.

Race(s) de chiens Gascon Saintongeois
Chien du Haut Poitou
Chenils Château de Péronne 49340 Vezins (1892 - 1903)
La Loge de Raboué 86340 La Villedieu-du-Clain (1865 - 1886)
Le Bois de Saint-Louis 49360 Yzernay (1887 - 1889)
Château de La Frappinière 49120 Chemillé (1889 - 1891)
ChevreuilCerfLièvreRenard